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> 2. Objectif Recommander Imprimer 4 pages màj : 21 avr. 2017

PLAN

  1. Préambule
  2. Système gouvernemental
    de démocratie directe
    (définition)
  1. Constitutions nationale et internationale
  2. Réalisation

A.Préambule Haut

Objectif

Tout projet doit commencer par la définition de son objectif. Ainsi qu'entendons-nous exactement par "système gouvernemental de démocratie directe" ?

Dans la section II ci-dessous sont définis les principes fondamentaux de ce système, à partir desquels il sera alors possible - selon la méthodologie présentée au chapitre 3 - de procéder à une description exhaustive et détaillée des fonctionnalités souhaitées. On ne peut construire sur du sable mouvant, il faut d'abord commencer par fonder des bases cohérentes et comprises par tous.

Enfin il importe de ne pas verser dans un comportement magique consistant à se contenter de déclarer la démocratie dans une Constitution.

A.Système gouvernemental de démocratie directe Haut

Il s'agit de concevoir puis implémenter un système de gouvernance ouverte et directe :

B.Constitutions nationale et internationale Haut

Ce volet constitutionnel est un processus législatif - mais aussi symbolique - par lequel le système défini ci-dessus serait officiellement reconnu. Il comprend deux étapes : la rédaction puis le vote de deux Constitutions :

Une Constitution devrait être un document concis ne dépassant pas quelques pages et résumant les principes fondamentaux de la démocratie directe. Elle est ainsi un portail d'entrée permettant à chaque citoyen, via hyperliens, d'élargir et approfondir sa compréhension du système de gouvernance ouverte.

Enfin veillons à ne pas mettre la charrue avant les boeufs : c'est une fois le système réalisé qu'il sera possible de rédiger collectivement une Constitution, puis de la soumettre à une votation crédible. Mais il est vrai que nous somme ici confrontés au paradoxe de la poule et de l'oeuf [approfondir].

Réalisation Haut

Historiquement les Constitutions furent conçues et rédigées par une assemblée constituante. Une problématique majeure de toute "constituante" est sa légitimité et donc sa représentativité. Ainsi les Constitutions issues des révolutions américaine (1787) et française (1789) furent conçues sous le contrôle de la grande bourgeoisie industrieuse, qui a masqué ses intérêts de classe sous un glacis de "démocratie représentative" [approfondir]. Les leçons de l'histoire doivent attirer notre attention sur ce fait très important que la meilleure des Constitutions n'est pas de grande utilité - ou du moins n'est utile que du point de vue de la classe dirigeante - si son application effective est rendue trop difficile voire impossible par un système de gouvernance en réalité au main d'une oligarchie.

Les rapports de force économiques déterminent grandement le caractère plus ou moins démocratique du système de gouvernance. Ainsi le capitalisme privé, c-à-d la concentration privée des principaux moyens de production et du pouvoir financier, n'est pas compatible avec le principe démocratique s'il n'est pas limité. Cette réalité est le mieux illustrée par les USA, où plus de 90% des membres du Congrès font partie des 5% les plus riches du pays, et où le taux d'incarcération est le plus élevé de tous les pays de la planète (avec plus de prisonniers que la Chine dont la population est pourtant quatre fois plus élevée !). Ce "modèle" est internationalisé par la politique impérialiste de l'appareil d'État US (gouvernement + grandes entreprises privées). C'est pour ces raisons que le projet politique "démocratiedirecte" est articulé avec son pendant financier : l'allocation universelle, dans le projet global Tutmondigo ...

Il importe donc de ne pas verser dans le comportement magique : il ne suffit pas de déclarer la démocratie au moyen d'une Constitution pour qu'elle soit ! Encore faut-il concevoir un système cohérent de gouvernance démocratique, puis l'implémenter et enfin en assurer l'utilisation effective. Pour ce faire, il importe d'appliquer : ‫

Classe dirigeante

Voltaire : « Un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne » [source].

Notre définition

Le concept de "classe dirigeante" est une entité de taxinomie sociologique visant à étudier ce phénomène complexe par lequel une minorité relativement informelle de la société organise sa domination par un processus relevant aussi bien de l'auto-organisation que d'une politique concertée exercée par des "centres" de pouvoir. Le concept d'"appareil d'État" décrit quant à lui les institutions par lesquelles la classe dirigeante exerce son pouvoir (État, grandes entreprises, universités, presse, ...). Ces objets sociologiques (auxquels on pourrait ajouter "oligarchie", "mafia", ...) sont certes des simplifications de la réalité, mais sans lesquelles il ne serait pas possible d'appréhender la complexité du phénomène de contrôle social. Ainsi à partir de la notion de classe sociale on peut s'approcher un peu plus de cette complexité en développant les concepts dérivés que sont la conscience de classe, la lutte des classes et la justice de classe.

Richard Branson et Barack Obama font du ski nautique
Les relations d'amitiés entre grandes fortunes et dirigeants politiques (ici Richard Branson et Barack Obama en 2017) illustrent la réalité sociologique du concept de classe dirigeante.
Conscience de classe

Il existe dans la plupart (la totalité ?) des pays une classe dominante dont la richesse financière non seulement lui confère des capacités d'influence économique et culturelle considérables, mais en outre constitue un lien informel unifiant cette classe sociale. La réalité de sa conscience de classe est illustrée notamment par l'existence de clubs privés tels que Le Siècle (France) le Cercle de Lorraine (Belgique) ou le Bilderberg (pays membres de l'OTAN), essentiellement composés de dirigeants de grandes sociétés et de politiciens.

Lutte des classes

Grâce au contrôle des moyens de production du savoir (enseignement et médias) la classe dirigeante est en mesure de construire une description du monde favorisant ses intérêts de classe et les "justifiant" moralement. Ce faisant elle fabrique et propage une image d'elle-même très valorisante (entreprenante, compétente, "multiculturelle", ...), à l'inverse des « masses populaires » plutôt décrites comme paresseuses, peu compétentes ou encore racistes. Celles-ci ne disposant pas de la même puissance de feu médiatique, ne peuvent rivaliser et suggérer - à la classe dominante, mais aussi à elles-mêmes - que ce sont peut-être surtout les malversations et les héritages qui caractérisent les "élites" et que par conséquent c'est peut-être dans les masses populaires que le pourcentage d'individus entreprenants et compétents est le plus élevé. Ce différentiel d' "effet miroir" - induit par le contrôle inégal des moyens de production médiatique - peut expliquer pourquoi la conscience de classe est nettement plus marquée chez les "élites" que dans le reste de la population.

Contrôle des moyens de production de "l'information". En France les milliardaires Serge Dassault et Arnaud Lagardère, héritiers de dynasties industrielles, possèdent à eux deux la majeure partie de la presse écrite nationale. Quant à leur homologue Martin Bouygues il est le principal actionnaire de TF1, première chaîne de télévision française. En 2001 Bouygues et Lagardère ont même participé au renflouement du quotidien "communiste" L'Humanité ! Enfin Libération, l’Express et BFM-TV sont sous le contrôle de l'Israélien Patrick Drahi. Ce contrôle du business de "l'information" par quelques-uns se retrouve au niveau du marché des agences de presse internationales, très largement dominé par un oligopole de trois sociétés : AP, AFP et Reuter.

Justice de classe

L'État joue un rôle déterminant dans le contrôle des moyens de production. C'est pourquoi le contrôle de l'État lui-même détermine si l'on vit en démocratie ou oligarchie, selon que ce contrôle est le fait d'une majorité ou d'une minorité. Ainsi une partie considérable des grandes fortunes provient du détournement de biens publics, notamment par la corruption de responsables politiques [source]. Les (rares) sanctions judiciaires sont essentiellement symboliques : les riches vont rarement en prison, et les éventuelles amendes étant inférieures aux gains des malversations elles sont logiquement non dissuasives. Justice de classe donc, et partant, récidivisme généralisé.

Un cas de figure très illustratif est celui d'Albert Frère, devenu un des plus puissants actionnaires privés de la bourse de Paris, et fait baron par le roi Albert II de Belgique en 1994. Sa fortune fut essentiellement le fruit de ses relations avec la classe politique, et donc d'origine publique (notamment la revente - à un prix surévalué - d'entreprises sidérurgiques à l'État belge, à la fin des années 1970). Sa fortune a véritablement explosé en 1983 suite à un faux en écriture couvert par le gouvernement belge [source p. 97].

Mentionnons enfin les résultats de cette étude réalisée par l'université de Berkeley montrant une corrélation négative entre propension aux comportements éthiques et fortune d'un individu ... [source]. Rien d'étonnant donc que les hautes instances du milieu patronal et politique entretiennent des relations avec le milieu mafieux, dont elles partagent par ailleurs l'anti-communisme viscéral [exemple1, exemple2, exemple3, exemple4, exemple5].

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